Comment est née cette troupe ?


   En 1984, Monsieur Michel Delaire , instituteur au village et président de l’Amicale des Anciens Elèves, proposa à cette association de monter des spectacles en patois local à la fois pour faire vivre une tradition, une culture linguistique mais aussi pour, avec les bénéfices, financer les projets pédagogiques des élèves de l’école. C’est ainsi que depuis 1990, chaque année, il écrit une nouvelle pièce qu’il propose à l’ensemble des acteurs de la troupe, chacun pouvant à son tour proposer des modifications. Il a écrit également des sketchs, des histoires, des adaptations de chansons pour les deuxièmes parties de spectacle mais d’autres ont déjà participé aussi, ainsi les histoires de René Basquin et Jean-Michel Martin sont restées mémorables de même que les sketchs créés par Jean Claude Bourry et Yvon Dobremer. Bien sûr, des acteurs ont dû, pour des raisons diverses, quitter la troupe mais d’autres (certains des villages environnants) sont venus la renforcer et l’esprit est resté le même. Il y a quelques années, il a fallu trouver un nom à cette troupe, en effet, la troupe théâtrale de l’Amicale des Anciens Elèves d’Epehy était un nom un peu long, et c’est ainsi qu’ "ép’hy se rit" est né, jeu de mots à partir du nom Epehy qui se prononce épy en patois.

 

Les acteurs de la troupe actuellement sont : Marie-Odile Leroy, Marie-Chantal Schoovaerts, Jean Claude Boury, Josiane Pinchon, Francine David, Patricia Thierry, Lucie Lefebvre, René-Emilien Degenne, Sylviane Guinet,  Maxime Thierry, Thérèse Sellié, Bernadette Lacroix et Michel Delaire. Monique Delaire étant la présentatrice de la troupe.

La troupe joue essentiellement dans sa salle fétiche d'Epehy. Elle y donne quatre représentations annuelles et malgré les 310 places disponibles à chaque séance, il est indispensable de réserver sa place à l'avance tant les supporters inconditionnels, amoureux du picard et de son humour, sont non seulement fidèles chaque année mais savent donner envie à leurs amis de venir eux aussi participer à la fête. Les acteurs ont cependant déjà accepté de se déplacer, c'est ainsi qu'ils sont déjà allés jouer à Hallencourt pour le festival du théâtre en picard, à Albert, deux fois pour les Rencontres Départementales de Théâtre Amateur,.. Ils offrent également chaque année une représentation pour une association caritative  (le plus souvent à Albert également comme en 2010 pour Autisme Picardie 80, en 2013 pour l'ADAPEI 80). Par contre ils sont souvent désolés de ne pouvoir donner suite aux demandes de villages qui désireraient les faire venir chez eux parce qu'il leur faut une salle avec une scène suffisamment grande et équipée avec rideau, projecteurs, avant scène pour pouvoir mettre en place leur spectacle.

QUELLE TROUPE !

      J’ai la chance d’avoir une troupe d’acteurs « du tonnerre » ! Si, comme dans le football, il y avait un « mercato », je n’en laisserais partir aucun ! Non seulement ils maîtrisent chacun un forme de jeu particulier leur permettant de rendre très comique certains types de rôle mais, en plus, c’est un groupe d’amis sur qui on peut vraiment compter et, cerise sur le gâteau, ils aiment délirer et communiquer leur plaisir à l’assistance. Chaque année, combien de spectateurs nous disent : « Ah on sent un véritable esprit d’équipe ! On sent que vous vous amusez beaucoup ensemble sur la scène ! »

Et que dire de notre public, de tous ces fidèles qui nous encouragent, parlent de nous autour d’eux, invitent leurs connaissances à venir partager l’ambiance du spectacle… Ils nous envoient des messages pour expliquer le bon moment qu’ils ont passé en notre compagnie, nous regardent avec un grand sourire quand ils nous croisent sur un trottoir, dans un magasin et nous arrêtent pour nous reparler de telle scène, de tel rôle…, nous font parvenir des photos, des vidéos, nous citent sur leur blog, s’inquiètent de la santé d’une actrice hospitalisée, ou encore n’hésitent pas à monter sur la scène raconter une histoire pour boucher un trou entre deux sketchs du fait de l’absence de cette dernière. Que de gestes d’amitié !

Et enfin, j’ai Monique, sans qui je ne pourrai pas faire tant de choses et qui est toujours là quand il le faut comme ce 14 avril 2012 où elle a accepté tout de suite de remplacer Patricia alors qu’elle n’a été prévenue que 8 heures avant la représentation.

Que peut-on rêver de mieux ?     

                                         Michel